Au commencement, c’est comme une exploration :
des chercheurs d’ombres, de rêves,
d’objets et de fragments de vie...
Comment raconter, comment dire,
là où ça ne parle pas ?
Ils sont deux à la lisière du vide
tels des corps suspendus et ils surgissent sur une scène presque nue.
Seule trône une table aux formes enchanteresses...
Coupés de l’extérieur, le corps de l’un sert à la folie de l’autre, un pieds, trois pieds, cinq mains, une tête... une machinerie physique interminable, les corps deviennent esclaves de leur imaginaire.
L’un, avec ses délires mystiques, s’obstine à écrire une lettre à envoyer au monde, l’autre, victime de ses obsessions, combat les poussières imaginaires qui salissent ses pieds et se sent investi du lever et du coucher du soleil.
Les petites folies solitaires, les délires, les rituels de survie, les manies, les errances,... résonnent dans une gestuelle poétique.
En équilibre entre tragédie et comédie, ils se raccrochent aux gestes du quotidien dans une musicalité sans cesse renouvelée et une invention théâtrale perpétuelle.
Aux Pieds de la lettre est une création gestuelle virevoltante. Elle confine à la tendresse et aux rires inattendus.
